TEMOIGNAGES D’ACCOMPAGNANTS DANS LA REVUE

Depuis sa création, La Revue Jalmalv publie des témoignages d’accompagnants. Ceux-ci, de nature différentes, sont tous la relation d’accompagnements et/ou une réflexion sur cette pratique. La rédaction de la Revue souhaite en éditer et ce, en lien, le plus possible, avec les thèmes à venir. Afin que vous puissiez rédiger votre témoignage nous vous les communiquons.
Merci de lire (clic sur le ligne) scrupuleusement les recommandations aux auteurs.
Les témoignages doivent être adressés à l’adresse courriel suivante: e.kiledjian@hotmail.fr .

Le numéro 145 de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, à finaliser en mars 2021 et à paraître en juin 2021 sera consacré au thème:
La vulnérabilité des soignants et des accompagnants.
     Les soignants – tous les professionnels et aussi les bénévoles assurant l’accompagnement des personnes malades – ne sont-ils pas souvent pris au piège de l’image qu’ils donnent à se représenter, à leur représentation sociale : solides, invulnérables, juste au service du bien des personnes ? S’il est classique d’évoquer les conditions extérieures de leur mission, le burn-out parfois, en tous cas l’articulation constante de leur bien-être et de leur travail, il est des réalités simplement humaines auxquelles ils n’échappent pas. Au premier rang desquelles une vulnérabilité qui serait spécifiques car ils sont exposés quotidiennement à la souffrance des autres. La crise sanitaire a probablement joué le rôle de révélateur ou d’amplificateur de cette question sensible, sujette peut-être à des tabous.
     Ne sont-ils pas piégés dans le rôle qu’on attend d’eux, les sachants, leur professionnalisme, et ce rôle n’entraînerait-il pas une souffrance, comme un malentendu sur ce qu’ils endurent, portent, ressentent ?
     Quelle incidence sur un soignant d’avoir un proche gravement malade ? Avoir été malade soi-même modifie-t-il sa pratique professionnelle ? Comment prendre en compte la vulnérabilité du soignant liée à son histoire et ses motivations pour ce travail ? Soigner un malade-soignant est-ce différent ? Dans la maladie grave, le soignant est-il un patient comme les autres ?
Enfin, les témoignages de quelques soignants poussent à réfléchir sur leur capacité à s’imaginer ou pas à la place de certains malades, notamment très dépendants, cette projection interrogeant leur construction psychique.

Le numéro 144
de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, à finaliser fin décembre et à paraître en mars 2021 sera consacré au thème:

Exposés à la mort par vagues
Les Unités de soins palliatifs et les EHPAD sont parfois les lieux de décès par vagues, de patients ou de résidents dont les morts se succèdent en nombre inhabituel sur quelques jours. Ces décès peuvent survenir à répétition sur le temps de présence des professionnels ou surprendre ces derniers au retour d’une période de repos. Comment est gérée et vécue cette réalité collective à l’échelle de l’équipe (soignante et bénévoles d’accompagnements) ? L’exposition répétée à la mort, a fortiori lorsqu’elle peut être vécue comme un déferlement ou un débordement, marque-t-elle les soignants ?
Y aurait-il un seuil d’acceptabilité pour ces équipes, par ailleurs familières de la mort, quand la succession de décès expose au sentiment d’être submergé ou frustré et prend la forme d’un trauma ? Pour les équipes et pour les personnes cette expérience est-elle « parlée » et travaillée ? Comment le faire et y aurait-il une forme de tabou à l’évoquer en équipe, comme une difficulté qu’auraient les soignants d’accepter de regarder ce qui est douloureux pour eux ? Est-elle susceptible de contribuer à une lassitude, une perte de motivation, de l’absentéisme ? Comment ces équipes peuvent-elles se redéployer et quelles ressources peuvent-elles trouver ?
Ces soignants vivent-ils au contraire ces décès par vague dans une solidarité d’équipe qui consolide ou produit de la créativité, des « mises en mots » sur ces débordement, des émotions qui ne sont pas toutes négatives ?
On pourrait rapprocher de cette problématique et évoquer l’expérience de décès familiaux par vagues, quand plusieurs membres d’une famille décèdent en quelques semaines ou mois, ou encore quand une maladie génétique est responsable de la disparition en quelques courtes années d’une partie de fratrie.

Le numéro 143
de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie,
à finaliser  à paraître en décembre est consacré au thème :
Le lien, vecteur d’ouverture et de souffle

Le numéro 142 de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, est consacré au thème:
Être «bien» seul, c’est à dire…
De la solitude, des solitudes, autour de la personne vulnérable ou en fin de vie.

Le numéro 141
de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, est consacré au thème:
Tensions autour du temps dans les interactions personnelles et en équipe.
Ce numéro spécial ” Confinement” est gratuit voir le site des PUG.