TEMOIGNAGES D’ACCOMPAGNANTS DANS LA REVUE

Depuis sa création, La Revue Jalmalv publie des témoignages d’accompagnants. Ceux-ci, de nature différentes, sont tous la relation d’accompagnements et/ou une réflexion sur cette pratique. La rédaction de la Revue souhaite en éditer et ce, en lien, le plus possible, avec les thèmes à venir. Afin que vous puissiez rédiger votre témoignage nous vous les communiquons.
Merci de lire (cliquer ici) scrupuleusement les recommandations aux auteurs.
Les témoignages doivent être adressés à l’adresse courriel suivante: e.kiledjian@hotmail.fr .

Le numéro 142 de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, à boucler fin juin sera consacré au thème:
De la solitude, des solitudes, autour de la personne vulnérable ou en fin de vie
La solitude est inhérente à notre condition humaine ; chaque être humain étant singulier, il y a une grande diversité de solitudes et de sentiments positifs et négatifs. Dans son versant positif la solitude marque le territoire de l’autonomie, et elle reste le passage obligé vers la connaissance de soi et l’intériorisation des événements. Cependant l’être humain a besoin d’interactions sociales pour construire son identité, de même pour se sentir exister et vivant, tout au long de sa vie.
On peut envisager trois aspects de la solitude, qui disent notre besoin de lien, notre capacité à assumer notre solitude, mais aussi notre capacité à demander de l’aide :
·     Une dimension de l’existence, inhérente à notre humanité : à apprivoiser, à respecter car elle est parfois bousculée dans l’effervescence (soignante mais aussi familiale parfois) autour de la personne malade.
·     Une réalité psychologique et émotionnelle ce sont les sentiments de solitude, d’être démuni : à rejoindre dans une sollicitude.
·     Une réalité sociale, ceux qui « n’ont personne », « seuls au monde », pour qui les soignants se sentent le dernier cercle d’humanité.

Quelques contextes particuliers peuvent être explorés :
Le regard spécifique sur les situations de très grande douleur et/ou souffrance, chacune capable de submerger et de plonger dans la solitude la plus extrême, qui parviennent à « balayer » des êtres qui ont pourtant un ancrage fort. Comment le soignant, l’accompagnant, peut-il soutenir cet effondrement, ces personnes dévastées ? La violence d’une marginalisation qui redouble la solitude d’un malade emprisonné dans sa souffrance.
Soignant et patient, deux solitudes qui se découvrent et se rencontrent. Quel point de contact avec l’autre ? Quel va-et-vient singulier entre des solitudes qui se découvrent et se rencontrent comme un jeu d’écho nourrissant, qui donne à penser sur nos propres réalités.
Les processus d’exclusion qui produisent de la solitude, dans le champ de la santé mentale / psychiatrie (voir le témoignage dans les associations de familles), comprendre ce qui se passe. Existence de « directives anticipées en cas de crise » pour que les autres nous prennent en charge.
Les enfermements, la privation de liberté. Ceux qui viennent en France pour se soigner et qui ne repartent pas. Solitude faisant résonner un abandon ou un rejet.
Le confinement : Isolement contraint, forcé, vecteur de déshumanisation, quel coût psychique ? Quelle place pour la voix, par exemple au téléphone, qui touche, qui témoigne de la sollicitude. Quel retour des expériences de rencontres virtuelles utilisant les outils de communication internet, leur impact serait-il plutôt négatif chez les personnes présentant des troubles cognitifs ?

Le numéro 141
de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, est consacré au thème:
Tensions autour du temps dans les interactions personnelles et en équipe.
Ce numéro spécial ” Confinement” est gratuit voir la page d’accueil de ce site.