TEMOIGNAGES D’ACCOMPAGNANTS DANS LA REVUE

Depuis sa création, La Revue Jalmalv publie des témoignages d’accompagnants. Ceux-ci, de nature différentes, sont tous la relation d’accompagnements et/ou une réflexion sur cette pratique. La rédaction de la Revue souhaite en éditer et ce, en lien, le plus possible, avec les thèmes à venir. Afin que vous puissiez rédiger votre témoignage nous vous les communiquons.
Merci de lire (clic sur le ligne) scrupuleusement les recommandations aux auteurs.
Les témoignages doivent être adressés à l’adresse courriel suivante: e.kiledjian@hotmail.fr .

Le numéro 143 de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, à finaliser en octobre et à paraître en décembre sera consacré au thème :
Le lien, vecteur d’ouverture et de souffle
Nous souhaitons explorer la qualité du lien, la dimension de la présence et de l’engagement, en cherchant à qualifier comment et quand ce lien est vecteur d’ouverture et de souffle. L’expression de Lacan, « discrète fraternité » (Écrits, Paris, Seuil, 1966) pourrait inspirer notre réflexion pour ce numéro. Nous pouvons entendre de l’expression spiritual care, une sollicitude dans le champ de la quête de reconnaissance et de sens.
Questions :
Vivre pleinement la relation à l’autre ce serait faire une expérience spirituelle ? Le soin est-il « rencontre de soin » ? S’agit-il de faire advenir le sujet en tant qu’être, de tout ce qui le coupe de lui-même ?
La restauration des liens, une expérience spirituelle typique ? Les ruptures relationnelles nourrissent le repli, la fermeture, la rancœur ; mais aussi une souffrance-frustration. Que dire du mystère de l’ouverture, de la réunification ?
Éviter un repli mortifère : la métaphore de l’ouverture spirituelle prend le contre-pied de l’enfermement dans une situation sans issue. L’ouverture spirituelle pouvant être déterminée par la qualité du lien, cette dimension spirituelle peut-être blessée ? (à l’image du psychisme ou du corps). Y a-t-il des visées éthiques dans le spiritual care ?
Peut-on faire l’hypothèse que accompagnants bénévoles et professionnels de santé se rejoignent sur le registre du spiritual care quand ils offrent au patient un « plus » de gratuité dans la relation ?
L’essoufflement des équipes soignantes nécessité-t-elle un renforcement des liens, des partages et des temps d’élaboration collective, un accès à des ressources pour une fécondité collective renouvelée ? Des opportunité de « penser ou panser » les pratiques ?
Un posture collective de sollicitude peut-elle exister ? Dans les équipes soignantes peut-on repérer une forme de délégation d’attention à certains patients, de témoin de ce qui se joue, de sens du partageable et de la confidentialité ?
Qui vois-je quand je te regarde assis en ta présence ? Pourquoi la présence au côté d’un être inconscient ? Y a-t-il un lien avec la question de la dignité humaine ?
En quoi la posture du spiritual care peut-elle influer sur le cheminement des soins ?
Que signifie ou implique le fait d’accueillir la détresse spirituelle ?
La notion de “travail du spirituel” serait-elle plus appropriée que celui de “besoins spirituels” ?
En quoi l’évaluation des besoins ou de la souffrance spirituels serait utile pour les professionnels accompagnant un patient, et pour le patient lui-même ?
Une attention particulière au malade pour lui permettre de se sentir encore vivant. Témoignage d’aides-soignantes.
Témoignage : une aide-soignante travaillant au service funéraire, « je travaille pour la vie ».
Qu’est-ce qu’un artiste nous partagerait à propos de la beauté qui rapproche les êtres, suscite l’étonnement et l’ouverture ?

Le numéro 142 de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, à paraître en septembre sera consacré au thème:
De la solitude, des solitudes, autour de la personne vulnérable ou en fin de vie.

Le numéro 141
de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, est consacré au thème:
Tensions autour du temps dans les interactions personnelles et en équipe.
Ce numéro spécial ” Confinement” est gratuit voir le site des PUG.