TEMOIGNAGES D’ACCOMPAGNANTS DANS LA REVUE

Depuis sa création, La Revue Jalmalv publie des témoignages d’accompagnants. Ceux-ci, de nature différentes, sont tous la relation d’accompagnements et/ou une réflexion sur cette pratique. La rédaction de la Revue souhaite en éditer et ce, en lien, le plus possible, avec les thèmes à venir. Afin que vous puissiez rédiger votre témoignage nous vous les communiquons.
Merci de lire (clic sur le ligne) scrupuleusement les recommandations aux auteurs.
Les témoignages doivent être adressés à l’adresse courriel suivante: e.kiledjian@hotmail.fr .

Le numéro 144 de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, à finaliser fin décembre et à paraître en mars 2021 sera consacré au thème:
Exposés à la mort par vagues
Les Unités de soins palliatifs et les EHPAD sont parfois les lieux de décès par vagues, de patients ou de résidents dont les morts se succèdent en nombre inhabituel sur quelques jours. Ces décès peuvent survenir à répétition sur le temps de présence des professionnels ou surprendre ces derniers au retour d’une période de repos. Comment est gérée et vécue cette réalité collective à l’échelle de l’équipe (soignante et bénévoles d’accompagnements) ? L’exposition répétée à la mort, a fortiori lorsqu’elle peut être vécue comme un déferlement ou un débordement, marque-t-elle les soignants ?
Y aurait-il un seuil d’acceptabilité pour ces équipes, par ailleurs familières de la mort, quand la succession de décès expose au sentiment d’être submergé ou frustré et prend la forme d’un trauma ? Pour les équipes et pour les personnes cette expérience est-elle « parlée » et travaillée ? Comment le faire et y aurait-il une forme de tabou à l’évoquer en équipe, comme une difficulté qu’auraient les soignants d’accepter de regarder ce qui est douloureux pour eux ? Est-elle susceptible de contribuer à une lassitude, une perte de motivation, de l’absentéisme ? Comment ces équipes peuvent-elles se redéployer et quelles ressources peuvent-elles trouver ?
Ces soignants vivent-ils au contraire ces décès par vague dans une solidarité d’équipe qui consolide ou produit de la créativité, des « mises en mots » sur ces débordement, des émotions qui ne sont pas toutes négatives ?
On pourrait rapprocher de cette problématique et évoquer l’expérience de décès familiaux par vagues, quand plusieurs membres d’une famille décèdent en quelques semaines ou mois, ou encore quand une maladie génétique est responsable de la disparition en quelques courtes années d’une partie de fratrie.

Le numéro 143
de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie,
à finaliser en octobre et à paraître en décembre sera consacré au thème :
Le lien, vecteur d’ouverture et de souffle
Nous souhaitons explorer la qualité du lien, la dimension de la présence et de l’engagement, en cherchant à qualifier comment et quand ce lien est vecteur d’ouverture et de souffle. L’expression de Lacan, « discrète fraternité » (Écrits, Paris, Seuil, 1966) pourrait inspirer notre réflexion pour ce numéro. Nous pouvons entendre de l’expression spiritual care, une sollicitude dans le champ de la quête de reconnaissance et de sens.
Questions :
Vivre pleinement la relation à l’autre ce serait faire une expérience spirituelle ? Le soin est-il « rencontre de soin » ? S’agit-il de faire advenir le sujet en tant qu’être, de tout ce qui le coupe de lui-même ?
La restauration des liens, une expérience spirituelle typique ? Les ruptures relationnelles nourrissent le repli, la fermeture, la rancœur ; mais aussi une souffrance-frustration. Que dire du mystère de l’ouverture, de la réunification ?
Éviter un repli mortifère : la métaphore de l’ouverture spirituelle prend le contre-pied de l’enfermement dans une situation sans issue. L’ouverture spirituelle pouvant être déterminée par la qualité du lien, cette dimension spirituelle peut-être blessée ? (à l’image du psychisme ou du corps). Y a-t-il des visées éthiques dans le spiritual care ?
Peut-on faire l’hypothèse que accompagnants bénévoles et professionnels de santé se rejoignent sur le registre du spiritual care quand ils offrent au patient un « plus » de gratuité dans la relation ?
L’essoufflement des équipes soignantes nécessité-t-elle un renforcement des liens, des partages et des temps d’élaboration collective, un accès à des ressources pour une fécondité collective renouvelée ? Des opportunité de « penser ou panser » les pratiques ?
Un posture collective de sollicitude peut-elle exister ? Dans les équipes soignantes peut-on repérer une forme de délégation d’attention à certains patients, de témoin de ce qui se joue, de sens du partageable et de la confidentialité ?
Qui vois-je quand je te regarde assis en ta présence ? Pourquoi la présence au côté d’un être inconscient ? Y a-t-il un lien avec la question de la dignité humaine ?
En quoi la posture du spiritual care peut-elle influer sur le cheminement des soins ?
Que signifie ou implique le fait d’accueillir la détresse spirituelle ?
La notion de “travail du spirituel” serait-elle plus appropriée que celui de “besoins spirituels” ?
En quoi l’évaluation des besoins ou de la souffrance spirituels serait utile pour les professionnels accompagnant un patient, et pour le patient lui-même ?
Une attention particulière au malade pour lui permettre de se sentir encore vivant. Témoignage d’aides-soignantes.
Témoignage : une aide-soignante travaillant au service funéraire, « je travaille pour la vie ».
Qu’est-ce qu’un artiste nous partagerait à propos de la beauté qui rapproche les êtres, suscite l’étonnement et l’ouverture ?

Le numéro 142 de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, est consacré au thème:
Être «bien» seul, c’est à dire…
De la solitude, des solitudes, autour de la personne vulnérable ou en fin de vie.

Le numéro 141
de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, est consacré au thème:
Tensions autour du temps dans les interactions personnelles et en équipe.
Ce numéro spécial ” Confinement” est gratuit voir le site des PUG.