TEMOIGNAGES D’ACCOMPAGNANTS DANS LA REVUE

Depuis sa création, La Revue Jalmalv publie des témoignages d’accompagnants. Ceux-ci, de nature différentes, sont tous la relation d’accompagnements et/ou une réflexion sur cette pratique. La rédaction de la Revue souhaite en éditer et ce, en lien, le plus possible, avec les thèmes à venir. Afin que vous puissiez rédiger votre témoignage nous vous les communiquons.
Merci de lire (cliquer ici) scrupuleusement les recommandations aux auteurs.
Les témoignages doivent être adressés à l’adresse courriel suivante: e.kiledjian@hotmail.fr .

Le numéro 139  de la Revue Jusqu’à la mort accompagner la vie, à boucler fin septembre sera consacré au thème:
La créativité au service de la vie
Que les soins palliatifs aient à cœur de soutenir la créativité des personnes en fin de vie doit être une évidence. Elles sont exposées à la perspective de la mort, avec un cortège de stress et de peurs, des sentiments de tristesse et d’isolement, parfois des difficultés à élaborer en utilisant le registre de la parole, et en même temps ces personnes sont habitées par des désirs, vivantes  jusqu’au bout dans cet entre-temps.
D’un côté, les médiations artistiques comme l’art-thérapie ou la musicothérapie proposent un « au-delà des mots », pour du plaisir, du jaillissement, de la surprise, des parenthèses de bien-être, une revalorisation narcissique, un moment de lâcher-prise au service d’un besoin d’esthétique ou encore de laisser une trace à son entourage.
D’un autre côté et au-delà des techniques, quelles sont les conditions de la créativité et qui en aurait l’initiative ? Comment ouvrir ce champ des possibles où l’imaginaire et la profondeur peuvent s’exprimer ? Ces approches relativisent la rationalité scientifique, rééquilibrent un possible excès. Les soignants et les accompagnants peuvent s’emparer de cette dimension créative, pour eux-mêmes et au service des malades, pour leur manière d’être dans la rencontre voire dans les questions éthiques.
L’enjeu général serait de laisser la place à la propre créativité du patient, y compris dans son rapport aux soins et aussi à son quotidien, en soutenant sa capacité d’adaptation dans un contexte de crise qui peut mobiliser chez lui des ressources insoupçonnées.


Le numéro 138 sera consacré au thème
« Vieillir bien, un défi pour notre société, les enjeux de l’accompagnement »

La personne vulnérable a besoin d’être protégée mais aussi d’être encouragée dans sa capacité d’agir. À travers deux situations qui sont celle de la vie en EHPAD et celle de l’âgé à son domicile, nous voulons interroger la vulnérabilité et la dépendance au cours de la vieillesse afin de les prendre en compte sans les cristalliser, pour mieux comprendre les postures d’accompagnement et permettre de les ajuster. Nous souhaitons explorer quelques thématiques :
Notre regard sur la toute-grande vulnérabilité avec son cortège de handicap fonctionnel ou cognitif, les représentations sociales dans une humanité partagée,
L’isolement et le sentiment d’abandon des âgées très vulnérables ; le vivre-ensemble ou le risque de stigmatisation, entre solidarité et répugnance,
La co-vulnérabilité, la charge émotionnelle et l’épuisement des accompagnants et des pairs-aidants,
Comment les conditions de la fin de vie des très-âgés nous questionnent, dans un contexte législatif et sociétal où transparaissent désormais le problème du long mourir et le désir (ou l’injonction) de « bien mourir » et de mourir vite, et la poussée de l’individualisme,
Les projets de soins palliatifs en EHPAD ou à domicile ; la question des décisions médicales parfois hâtives et des limitations des traitements en fonction de l’âge des patients, typiquement dans le contexte d’urgence médicale.