Carte des associations

JALMALV 53

Adresse:
62 Rue Davout, 53000 Laval, France
Description:

Sommaire 

           Présentation

            Evènements

            Articles, billets

            Textes de référence

Présentation

L'association Jalmalv 53 a été créée en 1986 et a donc été une des premières de France.

Marie-Thérèse Leblanc-Briot qui avait présidé à sa création en est toujours sa présidente d'honneur.

L'adhésion aux v aleurs de la fédération est pour nous essentielle :

  • DIGNITE,
  • RESPECT DE LA VIE,
  • SOLIDARITE,

Jalmalv 53 partage aussi depuis l'origine les objectifs de la fédération :

  • Proposer un accompagnement à des personnes fragilisées par la maladie grave, le grand âge, l'approche de la mort ou un deuil, par des bénévoles formées.
  • Agir sur les mentalités pour contribuer à faire évoluer le regard de notre société sur ces questions.     Pour cela nous proposons:
    • des conférences grand public,
    • des interventions devant des publics ciblés,
    • des formations ou des participations à des formations de professionnels ou de futurs professionnels.
    • Nous nous attachons particulièrement à faire connaître la législation actuelle.

Nous comptons une quarantaine de bénévoles, dont environ 25 accompagnants. La formation initiale de ceux-ci se déroule sur environ 8 samedis mensuels, et est commune avec celle du Maine-et-Loire.

Nous tenons une permanence téléphonique chaque lundi après-midi de 15 h à 18 h au 02 43 56 75 15 et une permanence / accueil à la maison des usagers du CH de Laval chaque 1er et 3e jeudi du mois.

Notre Conseil d'Administration compte 15 membres et sa présidente en est Ségolène Chappellon-Laour.

Evènements

Café deuil à Laval le samedi 26 mai 2018 de 15 h à 17 h

à l'Hippopphil, place Pierre Mendès France à Laval

      Evènements passés

Assemblée Générale 12 avril 2018 à 18 h, quartier Ferrié à Laval

voir rapport moral et rapport d'orientation ci-dessous

Spectacle de marionnettes, enfants / familles, "Bonjour madame la mort",

voir article ci-dessous

 

Articles, billets

Des marionnettes pour parler de la mort aux enfants

Madeleine a 99 ans et se sent bien seule dans sa ferme vieillissante. Un jour, la Mort frappe à sa porte. La nonagénaire décide de s’en faire une amie : elle la soigne, joue avec elle, lui prépare des tisanes. Finalement elles fêteront ensemble ses 100 ans avant que Madeleine ne rejoigne son cher Robert.

Cette belle histoire, inspirée du livre « Bonjour Madame la mort », a été proposée à 80 personnes environ : enfants, parents et grands-parents, le samedi 7 avril à Changé (salle de L’Atelier des Arts vivants), par la commission « L’enfant et le deuil » de Jalmalv53 et l’association Sève et Racines.

Ce spectacle, où marionnettes, humains et violon interagissent, aborde le sujet de la mort avec humour, tendresse et poésie pendant 1 h 20. Puis, la Compagnie Lily s’est associée à Marie Denis et Béatrice Pigueller pour répondre aux questions des enfants et des adultes. Les plus jeunes ont pu ainsi manipuler Madame la Mort. Thierry Mousset, conteur et libraire, et une psychologue étaient présents eux-aussi pour apporter leur contribution à ce bel événement. Puis est venu le temps du verre de l’amitié pendant lequel il était possible d’acheter des livres sur le sujet. À noter que Liliane Plouzeau, marionnettiste et directrice de la Compagnie Lily, ouvre son atelier-exposition aux groupes qui le souhaitent;

Amélie Richtir, bénévole.

Fin de vie - euthanasie - suicide médicalisé -

Argumentaire : pourquoi ne faut il pas changer la loi
1- Appliquer la législation actuelle, toute la législation

- une législation qui découle d’un ensemble de textes dont en particulier la loi Léonetti de 2005, revue et complétée par la loi Léonetti / Clays de février 2016 = législation complète et récente qui nous est enviée par beaucoup de pays

- mais une législation loin d’être totalement appliquée
Parce qu’elle n’est pas assez connue par le grand public ni même par les médecins et autres personnels de soins
Parce que malgré plusieurs plans de développement des soins palliatifs, l’accès à des soins palliatifs est encore loin d’être garanti sur tout le territoire

- de nombreuses consultations ont déjà été menées entre 2013 et 2015, consultation qui ont abouti à un consensus qu’il n’est pas nécessaire de venir bousculer à nouveau.
Il faut donc d’abord appliquer cette législation, l’évaluer avant de vouloir la changer.

La loi actuelle répond à la majorité des demandes des malades (ne pas souffrir, ne pas subir d’acharnement thérapeutique).
Les sondages interrogent les « bien portants » sur la « bonne mort », pas les malades. Or les ressentis de ceux-ci sont plus complexes et peuvent varier d’un jour à l’autre.

2- Mourir dans la dignité, oui bien sûr

- les personnes qui réclament le « droit » à l’euthanasie ou au suicide assisté, le font au nom de mourir dans la dignité. Pour eux perdre son autonomie, dépendre des autres, c’est perdre sa dignité.

- la dignité est intrinsèque à la personne humaine. «Tous les hommes naissent et vivent dans l’égalité et dans la dignité » déclaration universelle des droits de l’homme »

- pour nous « mourir dans la dignité » c’est être soulagé/soigné, entouré/aimé, respectés et c’est dans le regard des autres que la personne trouve (ou retrouve) le sentiment de sa dignité. Cette dignité là trouve sa source dans une société humaine et solidaire.

Le respect de la dignité est largement mentionné dans le code de la santé publique (articles sur la fin de vie).
Le geste d’euthanasie n’est pas un geste de soin. C’est un geste violent, injecter une substance pour donner la mort.

3- Sortir d’une approche individualiste pour une approche sociétale.

C’est en tous cas le rôle de la loi.

Autoriser l’euthanasie c’est
- rétablir le droit de donner la mort (voir sur ce point la position de R. Badinter)
- c’est demander aux médecins d’être acteur de mort et non plus accompagnateur d’un mourant
- c’est faire l’économie (au sens propre et figuré) de développer les soins palliatifs
- c’est lever un interdit majeur qui structure nos sociétés et ouvrir la voie à toutes les dérives qui seront facilitées dans un 21 e siècle qui sera dominé par les « big data ». Et qu’en ferait notamment un régime totalitaire ?

Autoriser le suicide assisté, mais quel suicide assisté ?

- le suicide assisté modèle Suisse : pas d’intervention des pouvoirs publics, ni directement de soignants. Un suicide « assisté » par deux associations, pour un tarif élevé. Sur quels critères ? Définis par l’association elle-même.
Cette assistance au suicide n’est pas autorisée par la loi, mais elle est possible parce que la législation pénale ne prévoit pas de délit d’aide au suicide. C’est une nuance de taille. On en voit les limites : coût et critères laissés à l’appréciation des associations.

- le suicide médicalement assisté, modèle l’Oregon : délivrance d’un produit létal par un soignant à des patients dont la maladie est à un stade avancé avec un pronostic létal rapproché. Le malade prend (ou ne prend pas…) lui-même le produit.
Le suicide médicalement assisté est mieux encadré et laisse au patient la responsabilité de son acte.

Et dans les deux cas comment autoriser l’aide aux suicides d’un côté, et avoir une politique de prévention du suicide de l’autre ?

4- Deux ou trois questions à se poser et à poser

Présenter l’euthanasie ou le suicide assisté comme la solution pour la fin de vie pour « mourir dans la dignité », n’est-ce pas signifier que la vie des personnes qui auraient perdu leur autonomie (leur « dignité »), n’a pas de valeur ? ; n’est-ce pas induire l’idée qu’ils feraient mieux de demander la mort ?

Et magnifier l’euthanasie ou le suicide assisté, n’est-ce pas faire croire que le courage se situe du côté de ceux qui n’ont pas le courage d’affronter leur maladie ou leur handicap (tout en n’ayant pas le courage de se donner la mort) et non pas du côté de ceux qui l’affrontent ?

Et demander un « droit » à l’euthanasie ou au suicide assisté, cela veut-il dire que l’Etat ou un médecin pourrait se voir poursuivre en justice parce qu’ils n’auraient pas « suicider »  un citoyen ou euthanasier un patient ?

« La commission entend à l’issu de son travail souligner qu’il serait illusoire de penser que l’avenir de l’humanité se résume à l’affirmation sans limite d’une liberté individuelle en oubliant que la personne humaine ne vit et ne s’invente que reliée à autrui et dépendant d’autrui.

Un véritable accompagnement de fin de vie ne prend son sens que dans le cadre d’une société solidaire qui ne se substitue pas à la personne mais lui témoigne écoute et respect au terme de son existencDe »  (Pr Sicart - fin du rapport de 2014)

Ségolène Chappellon-Laour, Présidente.                                                      mars 2018

 

Documents de référence

L’accompagnement des personnes âgées en EHPAD par des bénévoles de JALMALV

-spécificité et processus-
(Document validé par le Conseil d’Administration de Jalmalv 53 du 3 juin 2017)

L’accompagnement de résidents en Ehpad est devenu la majorité des accompagnements faits par Jalmalv en Mayenne et la demande continue de progresser.
En regard de cette demande assez hétérogène, il semble que nos réponses soient très différentes . Un dernier document de référence sur l’accompagnement des personnes âgées remonte à mars 2007, soit dix ans.

Aussi est-il apparu utile de reprendre une réflexion, de la partager et d’ainsi redonner quelques repères communs pour nos accompagnements de ces personnes âgées qui pour la quasi-totalité sont des résidents en Ehpad.

Quel accompagnement, pour quels résidents ?

Il s’agit de s’interroger sur la spécificité des accompagnements de Jalmalv. Les deux principes qui caractérisent nos accompagnements sont :

  • une présence vraie,
  • une écoute totale ce qui passe par une grande disponibilité.

Ces trois mots - présence, écoute, disponibilité – ne sont pas vains. C’est par ceux-ci que se définit la spécificité des accompagnements de Jalmalv.

Présence vraie, signifie que c’est le corps et la pensée qui sont là et bien là,

Ecoute totale, signifie que nous ne pilotons pas la conversation, que c’est le résident qui la situe au niveau qu’il souhaite, que nous écoutons même dans les silences,

Une grande disponibilité signifie que nous avons essayé de faire le vide avant la rencontre, que nous sommes ouverts à tout dans une rencontre nouvelle à chaque fois, que nous n’avons pas de projet pour le résident ni pour cette rencontre ci, ni pour les suivantes.

« L’accompagnant Jalmalv n’est pas un bénévole à tout faire. Il est là disponible en temps et en esprit pour une rencontre, sans a-priori, sans jugement et autant que possible sans projet pour la personne accompagnée qui est « à la barre » (document Jalmalv53, mars 2007)

Enfin par sa présence, le bénévole témoigne d’une des valeurs de Jalmalv : la solidarité. « Exister c’est être en lien ». « Accompagner c’est s’engager comme être humain envers un autre être humain. Cette relation se vit dans une réciprocité et un enrichissement mutuel. Elle contribue à développer en chacun son humanité » (document de la fédération).

« L’accompagnant essaie de prendre la mesure des besoins relationnels inhérents à la personne isolée :

  • être reconnu par son interlocuteur, -
  • être écouté sans jugement de valeur, -
  • être soutenu, encouragé, rejoint dans ses propres mots ou ses silences, accompagné dans son questionnement souvent difficile à exprimer (souffrances, questions existentielles,...) » (document Jalmalv53 mars 2007)

Les bénévoles/accompagnants ne sont pas des « bénévoles de service ». Si certains gestes peuvent être faits (remonter un oreiller ?) ou certaines demandes acceptées (ex . sortir le résident dans le jardin), cela doit rester ponctuel et certaines choses sont à proscrire (donner à manger, sortir de l’enceinte de l’établissement,...)

Pour quels résidents ?

A quels besoins, quelles demandes répondre ? pour qui les soignants devraient-ils nous solliciter ?
Nous ne pouvons pas être auprès de tous les résidents, ni même auprès de tous les résidents qui sont plus ou moins isolés, angoissés...

Les termes qui définissent les états qui nous semblent appeler un accompagnement Jalmalv sont

  • une profonde angoisse
  • une solitude aggravée
  • une grande douleur morale ou physique l’approche de la mort

états plus ou moins chroniques, ou provoqués par un évènement (l’entrée en Ehpad mal vécue, le deuil d’un proche, des liens familiaux qui se distendent, ...)

Les personnes qui ne communiquent plus (par la parole) et les personnes désorientées ne doivent pas être exclues. (Il faudrait envisager une formation sur l'accompagnement des personnes désorientées )
Etre au clair sur nos critères nous permettra de mieux en parler à l’équipe de l’établissement, mais aussi le cas échéant de décliner une demande (savoir dire non, refuser c’est garder de la disponibilité pour des résidents plus en difficultés).

Dans quel processus ?

Dans quelle relation accompagnant / équipe soignante ?

Le principe général est que chaque établissement a un référent Jalmalv. Ce principe se concrétise par le passage régulier de ce référent dans l’établissement, si possible chaque semaine. Ceci lui permet de rencontrer régulièrement l’équipe soignante, de rester en dialogue avec elle sur les besoins, de ne pas se faire oublier... Sauf exception (demande très particulière ou trop de demandes) il prend en charge les demandes d’accompagnement de cet établissement.

En regard, il apparait souhaitable que le référent et/ou le bénévole Jalmalv ait un référent/ soignant dans l’équipe de l’Ehpad, avec lequel il puisse régulièrement échanger. Le plus souvent Jalmalv et l’établissement auront passé convention sur cette base.

Mais cette organisation ne doit pas empêcher de répondre à une demande d’accompagnement dans un nouvel établissement, sans référent, ou à une demande d’accompagnement à domicile. Ceci suppose d’avoir quelques accompagnants qui acceptent ces accompagnements « en plus » ou avoir deux ou trois accompagnants, non attachés à un établissement, mobilisables sur différents sites (si le nombre d’accompagnants le permet).

Jusqu’où ou jusqu’à quand ?

Tout accompagnement a un commencement mais aussi une fin. Alors que pour les personnes en soins palliatifs (ou équivalent), « jusqu’à la mort, accompagner la vie » induit bien un accompagnement jusqu’au décès, dans l’accompagnement des personnes du grand âge, la question de cet accompagnement jusqu’au décès peut se poser.

Il faut parfois savoir arrêter un accompagnement, et ce pour trois raisons principales :

  • un accompagnement trop prolongé peut nous éloigner trop de la spécificité des accompagnements Jalmalv,
  • l’accompagnant peut finir par avoir perdu sa neutralité (trop d’affectif ou au contraire n’avoir plus de bienveillance)
  • enfin d’autres personnes peuvent être en attente d’un accompagnement. Les équipes et même les personnes âgées accompagnées le comprennent.

D’une façon générale, il peut être important de se poser régulièrement deux ou trois questions : suis-je toujours dans un accompagnement au sens de Jalmalv ? suis-je toujours dans une écoute bienveillante mais neutre ? la situation qui avait justifié la demande a-t-elle évolué ? ne suis-je pas en train de passer à côté d’accompagnements pour des personnes plus en détresse...

En cas de doute, le mieux est d’en parler en groupe de paroles, et/ou avec la coordonnatrice. Si on en a la possibilité, il peut être très intéressant également d’en parler avec le psychologue ou le référent de l’établissement.

L’interruption doit bien sûr se faire sans coupure brutale, en espaçant les visites, en passant dire bonjour, ....mais sans ambiguïté pour autant (clairement le dire).
De même il faut savoir parfois passer le relais (la personne accompagnée ne nous appartient pas).

Conclusion

Un accompagnement est une rencontre : rencontre entre une personne en demande de solidarité et un bénévole accompagnant, et ces deux personnes sont ce qu’elles sont. Il n’y a pas de règle absolue. Mais des repères à garder en tête pour se situer dans un accompagnement Jalmalv.

 

Assemblée Générale du 12 avril 2018 -  Rapport moral

L’année 2017 aura confirmé les tendances de l’année 2016 avec deux fragilités majeures : une difficulté à faire venir de nouveaux bénévoles et une gouvernance en mal de renouvellement. 

Mais elle a également confirmé l’ancrage de notre association sur l’ensemble du territoire, la reconnaissance dont elle jouit, et son dynamisme quand il s’agit de porter de nouveaux projets. 

Ceux-ci ont porté sur l’accompagnement (premier pilier de Jalmalv) avec

 

  • l’attention que nous continuons de porter à la formation de nos bénévoles, qui s’est concrétisée cette année avec une nouvelle formation initiale commune à Jalmalv 53 et à Jalmalv-Adespa 49,
  • une réflexion sur la spécificité de l’accompagnement Jalmalv des personnes âgées (production d’un document et formation)

aussi bien que sur notre engagement dans des actions pour changer le regard de la société sur la fin de vie, la mort et le deuil (deuxième pilier de Jalmalv) avec 

- la conférence grand public sur « les chemins du deuil » qui a rencontré un vrai succès, et nous a engagés à réfléchir  plus avant sur les réponses que nous pouvions apporter sur ce sujet, d’où le projet d’un café deuil,

- un nouveau projet de la dynamique commission « comment parler de la mort aux enfants », projet d’un spectacle pour les enfants et les familles, projet qui se concrétisera le 7 avril prochain à Changé.

Ces derniers projets ne nous empêchent pas de continuer  à répondre à d’assez nombreuses sollicitations pour des interventions diverses sur les thèmes de la mort, la fin de vie, le deuil ou la législation.

Du côté de la vie de l’association, la situation reste un peu fragile   avec le départ de bénévoles « de la première heure », une difficulté à engager les nouveaux bénévoles dans les anciennes commissions et peu de volontaires pour prendre des responsabilités dans une gouvernance renouvelée.

Cependant , nous avons quelques motifs d’être raisonnablement  optimistes  avec  quelques pistes de réorganisation, et une prise de conscience du problème qui commence  à faire bouger les lignes. 

Les difficultés que rencontre notre association sont très communes à de nombreuses associations, et sont à relier à l’évolution de notre société et de nos concitoyens, généreux, prêts à s’engager dans du bénévolat, mais réticents à s’impliquer au delà d’un projet personnel précis.

Nos inquiétudes portent plutôt actuellement sur le contexte national avec cette nouvelle offensive des partisans de « la liberté de choisir sa mort », sous le prétexte de mourir dans la dignité, dans une acception de la dignité bien loin de celle de la déclaration universelle des droits de l’homme, de la dignité qui ne peut pas se perdre et qui fonde notre engagement auprès des personnes en fin de vie.

Rapport d'orientation

Les orientations qu’avec le Conseil d’administration je vous propose de retenir pour 2018, découlent directement du bilan de 2017. 

Il s’agit d’abord de nous renforcer 

  • en réussissant à faire venir plus de nouveaux bénévoles. Pour cela il nous faut combattre l’image de notre bénévolat qui serait triste ou « très courageux » comme on nous le renvoie souvent. Notre présence auprès de ces personnes fragilisées qui souvent nous attendent, la rencontre qui se produit, constituent un enrichissement réciproque, à la portée de chacun.
  • Il nous faut ensuite savoir les garder… en les accueillant dans la vie associative et en les épaulant dans leurs premiers accompagnements,

-  en confortant notre partenariat avec le Maine-et Loire sur la formation initiale, voire en l’étendant pour des formations continues,

  • en stabilisant la nouvelle organisation qui se dessine (organisation par pôles, cf annexe) et qui devrait permettre une meilleure répartition des responsabilités.

Il nous faut également trouver avec la ville de Laval la meilleure solution possible pour nous reloger, compte-tenu de la transformation prévue à partir de fin 2018 des locaux de la rue Davout. 

Il s’agit ensuite de mieux répondre aux demandes liées au deuil, par la mise en place d’une commission deuil qui devra réfléchir et mettre en place progressivement différentes formes de réponses à la demande qui émerge, d’écoute et d’aide après un deuil. 

Ce nouveau projet de doit pas se faire bien entendu aux dépens de nos accompagnements en établissements de santé, à domicile ou en Ehpad. 

Enfin, nous souhaitons participer au débat sur la fin de vie : réaffirmer notre attachement  à nos valeurs et à la législation actuelle, par tous les moyens que nous trouverons pour nous faire entendre et avec le soutien de la fédération. 

L’enjeu en est d’alerter sur la levée d’un interdit (donner la mort), et l’abandon de l’une des bases du vivre ensemble dans nos sociétés - l’affirmation d’une solidarité envers les plus fragiles.

«  Le soin c’est d’abord l’exigence de restaurer l’estime de soi lorsque celle-ci est atteinte et de de favoriser les signes permettant à la personne vulnérable, dépendante, de reconquérir des espaces de vie autonome et  relationnelle ». 

Jacques Ricot citant Paul Ricoeur dans « Penser la fin de vie » éditions EHESP

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